Depuis la naissance de ma fille il y a 15 mois, l’allaitement a été une grande révélation pour moi ! Ce sujet me touche particulièrement et cet allaitement que l’on peut commencer à caractériser de long restera une des grandes fiertés de ma vie !
Mais avant d’en arriver là, les premières semaines ont été semées d’embûches ! Grâce à des heures de recherche d’informations sur internet, j’ai pu déjouer les obstacles et parvenir à une situation sereine dont je profite encore aujourd’hui.
Je tenais donc à partager ici mes conseils pour bien lancer son allaitement. Ce sont les conseils que je donne à mes amies et qui m’ont été utiles ou qui auraient pu l’être si je les avais reçus.
L’allaitement, un choix très personnel
Sein ou biberon, le bon choix est celui qui vous convient !
Dans mon cas, le choix a été vraiment évident, l’allaitement était pour moi une évidence et aucune raison ne ME pousser à me tourner vers le biberon. Je pensais tenter ma chance en espérant que cela fonctionne. La surprise pour moi a finalement été de voir à quel point, après la naissance de ma fille, je me suis obstinée vers ce choix malgré les difficultés !
Néanmoins, toutes les futures mamans ne sont pas si sures de leur choix.
Je vous donne donc ici les raisons qui peuvent faire basculer votre choix d’un côté ou de l’autre.
Nourrir son bébé au biberon
Nourrir son bébé au biberon présente évidemment des avantages !
- Retrouver le contrôle de son corps pour soi, après 9 mois de partage avec son fœtus
- Partager les réveils la nuit pour les repas entre les deux parents
- Etre libre de ses déplacements, sans être contrainte par les horaires de tétée
- Eviter des difficultés et douleurs liées à l’allaitement
- Mieux contrôler les repas de son bébé
Nous avons aujourd’hui le choix grâce aux laits en poudre industriels et cela donne la possibilité à celles qui le souhaitent de vivre leur maternité à leur rythme. Ces laits sont de plus en plus qualitatifs et enrichis aux rythmes des découvertes scientifiques.
Pas de culpabilité donc à avoir ! Votre bébé sera au mieux si vous êtes au mieux. Comme pour tous les choix d’éducation, le meilleur est celui qui vous convient. Si vous êtes plus à l’aise avec le biberon, quelle qu’en soit la raison, vous serez plus épanouie et votre bébé le sera aussi !
Allaiter son enfant
L’allaitement est je dirai plus difficile que le biberon durant les premières semaines mais apporte aussi des moments uniques !
- Nourrir son enfant le plus naturellement et avec le lait le plus adapté à son développement
- Protéger l’enfant durablement (allergies, maladies, troubles divers)
- Favoriser un lien unique et intime avec son bébé
- Limiter les achats de biberons, tétines, chauffe-biberon
- Economiser grâce aux boîtes de lait non achetées
- Aider son corps à se remettre de la grossesse
- Retrouver son poids d’avant grossesse plus rapidement
- Gagner en confiance et en estime de soi !
Je ne vais pas vous mentir, j’ai trouvé les premières semaines d’allaitement particulièrement dures ! Malgré tout, j’ai tenu bon et 15 mois après je ne regrette pas de m’être accrochée ! L’allaitement a vraiment été ma révélation et ma grande fierté !
Se préparer à l’allaitement
Si vous vous êtes décidées à allaiter votre bébé, mon premier conseil est de vous préparer !
Je pensais naïvement que l’allaitement était naturel et facile et qu’il suffisait de le vouloir pour y arriver… J’avais vraiment tord et je me serai épargnée du stress et des angoisses si je m’étais préparée plus sérieusement.
Tout d’abord, parlez en à vos amies et à votre famille. Toutes les histoires sont bonnes à entendre !
Ensuite parlez-en à vos sages-femmes. Une de mes séances de préparation à l’accouchement était dédiée à l’allaitement et je l’ai trouvée très utile.
Enfin, internet m’a été d’un grand secours ! Si je ne devais vous conseiller que deux sites, ce serait ces deux-là :
- Le site de la Leche League Française : l’association pour le soutien de l’allaitement
- Le site Je suis une Seinte : un site qui regorge de témoignages de mamans allaitantes. Elles vous racontent leurs bons et mauvais moments et vous donnent elles aussi leurs conseils pour bien allaiter.
Les premiers jours à la maternité
Les premiers jours à la maternité ont pour moi été parmi les plus durs ! Je n’ai rien à reprocher à l’hôpital dans lequel j’ai accouché mais j’ai trouvé compliqué de trouver son rythme et de bien faire connaissance avec son bébé dans cette chambre qui n’était pas la mienne; et avec les allées et venues très fréquentes d’une dizaine de personnes (médecin, sage-femme, gynéco, femme de ménage, …) dans ma chambre toute la journée.
Et avec le recul, je comprend que cela ne m’a pas bien aidée pour débuter mon allaitement.
Ayant accouché durant toute une nuit et ayant un bébé qui dormait la journée et voulait manger la nuit, la fatigue a été extrême pour moi durant tout mon séjour. J’ai donc dû à contre cœur, faire appel à la pouponnière quasiment toutes les nuits pour m’aider. Et bien que l’hôpital soit plutôt pro-allaitement, les sages-femmes me proposaient régulièrement de donner un petit biberon d’appoint à ma fille qui avait trop faim… J’ai accepté une fois mais si j’avais été moins têtue, j’aurais pu céder plus souvent et mettre en péril mon allaitement !
Durant les premiers jours et semaines d’allaitement, il est en effet impératif de mettre bébé au sein à la demande. Cela permet d’ajuster la lactation à sa faim et donc de produire du lait en quantité suffisante. Garder son bébé contre soi permet aussi de favoriser la lactation.
Une sage-femme m’avait donc conseillée de dormir dans mon lit de maternité avec ma puce, en sécurisant sa position avec mon coussin d’allaitement. Cela m’a permis de tenir plus longtemps la nuit avec elle. Nous nous endormions toutes les deux au cours de la tétée et lorsqu’elle avait faim, elle pouvait se resservir !
L’autre difficulté au démarrage de l’allaitement est liée aux douleurs que l’on peut ressentir. Les engorgements et crevasses peuvent vraiment vous décourager tant la douleur peut devenir intense. Sur ce sujet aussi j’ai reçu de supers conseils !
- D’abord bien prévoir un soutien gorge d’allaitement idéalement une brassière. Il vous servira pour la journée mais aussi pour la nuit ! Supporter sa poitrine les premiers mois de l’allaitement est indispensable même la nuit ! En plus, si comme moi vous devenez sensible du téton, vous serez bien contente d’avoir la brassière bien plaquée contre votre poitrine et qui vous protègera des frottements de votre pyjama. J’en ai notamment acheté plusieurs chez Verbaudet ici et je les ai beaucoup aimées.
- Après chaque tétée, il faut aussi bien penser à protéger vos tétons ! La solution la plus naturelle est d’y déposer une petite goutte de lait maternel mais cela na jamais vraiment fonctionné pour moi. A la place, des crèmes existent et sont un peu plus intenses ! Je conseillerai par exemple la Castor Equi et la Lansinoh. Et pour intensifier leur performance, le conseil ultime que j’ai reçu est d’appliquer la crème, puis de mettre un film plastique alimentaire dessus pour que la crème ne soit pas absorbée trop vite par ses vêtements. J’ai utilisé cette astuce très souvent et cela a je pense empêché ma situation « Crevasses » de trop dégénérer ! J’ai aussi découvert lors de mon second allaitement les bâtons de Moxa et ils m’ont évité bien des douleurs alors que les crevasses commençaient à s’installer. Cette technique de médecine chinoise consiste en l’utilisation de bâtons de Moxa qui produisent une chaleur près de votre téton, l’aidant ainsi à cicatriser. Les effets ont été spectaculaires pour moi avec mes crevasses naissantes mais aussi pour une amie chez qui elles étaient bien plus installées. Vous pouvez en trouver sur des parapharmacies en ligne et cela pourrait bien être la solution miracle que vous recherchez ! Enfin les coquillages d’allaitement sont aussi des solutions qui ont la côte en ce moment mais je ne les ai pas testés et je ne pourrais donc pas vous donner mon avis dessus.
- Idéalement lors de chaque tétée, présentez un sein puis l’autre à votre bébé. Cela permettra de favoriser la lactation et de le réveiller un peu si il a tendance à trop s’endormir. Dans le même esprit, ne pas hésiter à chatouiller son bébé qui s’endort au sein. Les tétées seront plus efficaces, moins fatigantes et moins traumatisantes pour vos tétons !
- Buvez beaucoup ! De toute façon vous aurez soif. Mais impossible de réussir son allaitement sans beaucoup boire. N’attendez pas d’avoir soif, sinon c’est déjà trop tard. Moi j’avais toujours une bouteille d’eau avec moi, particulièrement pendant les tétées où la sensation de soif peut apparaître très vite !
Pendant que vous êtes à la maternité, pensez aussi à faire vérifier votre position de tétée au personnel médical. Des petites anomalies anatomiques de votre bébé peuvent être repérées, tout comme une mauvaise position de tétée.
Les premières semaines à la maison
De retour à la maison, vous pourrez enfin prendre votre rythme à vous !
Pour celles qui le souhaitent, le cododo peut être salvateur ! Je ne l’avais pas vraiment envisagé pour ce premier bébé mais j’y réfléchirai pour mon second ! Le cododo présente beaucoup d’avantages :
- Rassurer son bébé
- Faciliter l’allaitement à la demande
- Moins fatiguer la maman qui allaite et peut somnoler toute la nuit quelque soit le nombre de tétées
Ensuite il faudra trouver votre bon rythme de tétée à tous les deux. Celui qui répond à sa demande mais permet aussi la lactation sans trop vous créer de douleurs.
L’allaitement à la demande est recommandé mais je n’ai jamais vraiment pu m’y tenir. J’essayai d’attendre 2h30-3h entre deux tétées car mes tétons étaient vraiment trop douloureux et abîmés et qu’augmenter le nombre de tétées aurait pu trop me blesser et mettre un stop à l’allaitement.
Les douleurs que l’on peut ressentir
Deux douleurs principales peuvent perturber votre allaitement : les crevasses et les engorgements.
Les crevasses peuvent apparaître très rapidement sur vos tétons et très vite dégénérer ! Des amies ont fini avec des tétons en sang, incapables de continuer à allaiter ! Je n’en suis pas passé loin moi non plus et il est absolument indispensable de les traiter au plus vite.
La solution principale est d’appliquer une goutte de lait ou une crème (Castor Equi ou Lansinoh par exemple) sur les tétons après chaque tétée. Une mauvaise position d’allaitement peut aussi les favoriser donc dans le doute, on fait contrôler sa position.
Enfin, si malgré tout cela vous n’arrivez pas à vous en sortir, les bouts de sein en plastique peuvent être la solution miracle ! Ils l’ont été pour moi !
En silicone, ces bouts de sein se placent sur votre téton et permettent d’éviter le contact de la bouche de votre bébé avec votre téton endolori. Ils ne sont pas recommandés en préventif car ils peuvent perturber bébé et lui donner de mauvaises habitudes. Mais lorsque vous avez trop mal, je vous conseille de leur laisser une chance avant d’abandonner l’allaitement ! Quelques jours ont suffit pour reposer mes tétons et laisser les crevasses se reboucher suffisamment ! Je ne les ai plus jamais ressortis après cela mais ils ont réellement sauvé mon allaitement !
Les engorgements apparaissent eux lorsque trop de lait est stocké dans vos seins sans être tété. Au bout d’un moment un engorgement se crée et peut devenir très douloureux ! La plupart du temps le bébé, en tétant va finir par les faire disparaître mais restez vigilantes, ils peuvent parfois dégénérer et devenir dangereux pour vous. On surveille donc bien tout ça et on prend rendez-vous chez un médecin en cas de doute.
Les pics de croissance
Le piège habituel de l’allaitement réside dans ce qu’on appelle les pics de croissance ! La plupart des femmes que je connais et qui ont dû arrêter l’allaitement à contre cœur l’ont fait par « manque de lait ».
Quand on creuse, on se rend compte que ces manques apparaissaient souvent au bout de 3 semaines ou 3 mois. Or, à 3 jours, 3 semaines, 3 mois puis après 6 mois, … votre bébé va voir ses besoin en lait augmenter d’un coup ! Votre corps ne sera pas préparé à ce changement et bien que vous produisiez toujours autant de lait que d’habitude, vous aurez l’impression que votre enfant en manque toujours.
La tentation est alors grande de compléter une tétée avec un biberon de lait maternel ou industriel. Il faut pourtant absolument y résister ! Votre corps doit comprendre qu’il doit augmenter sa production et la seule solution est de faire téter votre enfant le plus souvent possible ! En une nuit à trois jours vous devriez avoir rattrapé la demande de votre bout de chou !
Ces périodes sont souvent difficiles ! Je me souviens encore de la nuit de son pic de croissance des trois semaines ! Elle avait voulu téter toute la nuit et je n’avais quasiment pas pu dormir.
Il faut donc tenir bon. Normalement si votre bébé est allaité 100% du temps, vous ne devriez jamais manquer de lait. Il faut juste laisser le temps à son corps de s’adapter à la demande de son enfant.
Le matériel
Voici une petite liste du matériel que j’ai trouvé utile :
- Des soutien-gorge d’allaitement et des brassières d’allaitement pour la nuit (H&M et Verbaudet proposent des gammes basiques mais complète et à petits prix !).
- Des coussinets d’allaitements. J’en ai acheté des jetables mais je ne les ai quasi pas utilisés. J’utilisais des coussinets lavables au quotidien et j’en étais ravie ! Ils étaient évidement indispensables que ce soit la nuit ou le jour pour protéger des petites fuites !
- Des crèmes pour les tétons, je vous en ai déjà parlé.
- Un tire lait électrique. Pas besoin d’investir dans un tire-lait électrique puisqu’une ordonnance d’une sage-femme ou d’un médecin vous permettra de le louer gratuitement en pharmacie ou sur le site Grandir nature par exemple tout le temps de votre allaitement ! En pharmacie vous n’aurez généralement pas le choix du modèle mais l’échange sera facile et rapide en cas de soucis. Sur le site Grandir Nature vous pourrez choisir mais il vous faudra gérer les livraisons et retours. Le tire-lait vous permettra de vider vos seins lorsqu’ils sont trop pleins et de produire du stock de lait qui pourra être donné en votre absence à votre bébé. J’avais pris l’habitude de tirer mon lait la nuit et le matin après les tétées car c’est à ces moments là que l’on produit le plus. Cela me désengorgeai les seins et m’a permis de faire un stock de plusieurs litres de lait maternel que j’ai pu congeler et donner à ma fille à ma reprise du travail. Le reste de la journée je ne tirais pas pour conserver suffisamment pour les tétées de ma fille.
- Un petit tire-lait manuel. ça c’est un peu le bonus mais je l’avais acheté basique en ventes privées à une dizaine d’euros. Pas une grande marque ou un truc super cher mais un petit tire-lait d’appoint bien utile en déplacement quand je n’avais pas envie de traîner mon gros tire-lait électrique !
- Des biberons et tétines tous âges pour donner mon lait maternel. Le biberon comme la tétine ne sont pas vraiment conseillés pour les bébés allaités mais il ne faut pas culpabiliser et si votre bébé a un grand besoin de succion et que vous ne pouvez pas tenir le rythme, l’association tétine ou biberon/allaitement peut aussi très bien se passer ! Nous avons dû proposer à ma Petite Loutre une sucette dès la maternité et je l’allaite toujours à 15 mois. Nous avons fait attention de choisir un kit d’Avent spécial allaitement et il n’y a pas eu de confusion sein/tétine. Ce n’est malgré tout pas conseillé et il faut toujours garder à l’esprit que cela peut fragiliser votre allaitement !
Et ceux que je n’ai pas trouvé très utiles ou nécessaires :
- Les vêtements d’allaitement ne sont pas indispensables à mon avis. La technique que j’ai utilisée un peu à l’instinct est en fait souvent utilisée par les mamans allaitantes. Elle est pratique et économique et consiste en l’utilisation de débardeurs tout simples portés sous ses vêtements. Pour allaiter, on soulève son t-shirt/pull et on rabaisser sous son sein son débardeur. Plusieurs avantages : pas besoin de refaire sa garde robe une nouvelle fois donc pas de coût et la possibilité d’utiliser toute sa garde robe habituelle, à l’exception des robes. Là une petite robe d’allaitement peut être sympa !
- Les coussinets chaud/froid vendus par exemple par Avent. Je ne les ai pas trouvé bien efficaces et je ne les ressortirai pas pour un deuxième allaitement.
Ce qu’il faut retenir
C’est un conseil que j’ai toujours trouvé dur à entendre mais une des clés de l’allaitement est de se faire confiance ! Même si l’on n’y connaît pas grand chose, que l’on ne déchiffre pas tous les pleurs de bébé et que l’on n’a pas d’expérience, une maman a la plupart du temps la bonne intuition sans même s’en rendre compte !
Je m’en voulais de ne pas réussir à allaiter ma fille à la demande et de la forcer à attendre entre deux tétées mais avec le recul, je me rend compte que mes douleurs auraient dégénérées si je ne m’étais pas écoutée et que je n’aurai pas pu continuer.
Il faut aussi ne pas trop s’en demander ! Si vous êtes trop fatiguée est que votre conjoint doit prendre le relai la nuit en donnant un biberon de lait maternel ou industriel, ce n’est pas grave. De toute façon si vous n’êtes pas en forme ou si vous n’avez pas le moral, votre lactation en prendra rapidement un coup donc prenez aussi soin de vous et soyez tolérante avec vous-même !
On ne s’inquiète aussi pas trop des quantités de lait bues au sein, des prises de poids et des courbes de poids. Un bébé allaité peut boire moins de lait qu’un bébé au biberon et prendre moins de poids mais très bien se porter ! On se rassure en prenant bien ses rendez-vous mensuels avec son médecin ou pédiatre pour contrôler l’évolution de son bébé et si il va bien, on ne s’inquiète pas !
Et puis enfin on en profite ! L’allaitement est un moment unique et hors du temps ! Voir son bébé s’endormir au sein ou faire ses premiers sourires de bien-être sont des moments magiques ! Même les tétées de nuit me manquent maintenant ! Ce moment où vous êtes seule réveillée avec votre bébé, dans le calme et à vous regarder dans les yeux. Personne ne pourra vivre ces moments là à part vous alors profitez en ! C’est fatigant mais ça passe très vite !











