Accouchement… Avant même de prendre la décision de faire un enfant ce mot me terrorisait ! Il faut dire qu’avec une phobie de tout ce qui est médical assez importante, je ne voulais pas du tout entendre tous ces discours de mamans qui ont aimé accoucher, qui me parlaient d’une expérience unique, forte et belle…
Et pourtant 3 ans après mon premier accouchement, je fais maintenant partie de ces mamans qui ont de très beaux souvenirs de ces moments uniques, et je tenais à faire l’article que j’aurais aimé lire à l’époque pour me rassurer !
Je vais donc vous lister les peurs courantes concernant l’accouchement et la vérité qui se cache finalement derrière.
Petite précision importante : j’ai eu deux accouchements par voie basse sans aucun soucis médical et je parlerai donc ici d’un accouchement où tout se déroule à peu près comme prévu !
9 mois pour se préparer
Tout d’abord, si des futures mamans qui viennent de tomber enceinte me lisent, rappelez vous déjà que vous avez environ 9 mois pour vous préparer à ce grand jour.
En grande phobique, dès que je suis tombée enceinte j’ai commencé à me renseigner sur tout ce qui pouvait toucher à la maternité. Et lors de mes recherches je suis tombée sur des récits d’accouchement… Seule devant mon ordi j’ai alors été à deux doigts de faire un malaise. Voilà mon niveau de phobie !
Puis finalement, petit à petit, avec mon ventre qui s’arrondissait je me sentais de plus en plus prête à affronter cet évènement alors que je m’en sentais incapable au début de ma grossesse.
J’ai pour cela prix mon temps. J’ai commencé par rechercher des récits positifs d’accouchements, auprès d’amies ou sur internet. Puis je me suis renseignée plus en détail sur les différentes procédures médicales. J’ai aussi été très aidée par mes cours de préparation à l’accouchement où ma sage-femme a levé mes derniers doutes, a répondu à nos questions les plus bêtes ou les plus tabous.
Au final à quelques jours du jour J, je me sentais prête même si j’avais toujours quelques peurs.
Laissez donc vous le temps et informez-vous petit à petit en douceur. Commencez par les aspects positifs, évitez toutes ces personnes qui ne peuvent pas s’empêcher de pointer du doigt le plus dur, ces personnes qui essaieront de vous faire peur pour je ne sais quelle raison en te souhaitant une bonne épisiotomie ou d’autres joyeusetés du genre (à 99% du temps des hommes dans mon cas je ne sais pas pourquoi ils font ça…).
Trouvez des personnes de confiance qui ne vous cacheront pas la vérité mais qui sauront équilibrer leurs propos et vous rassurer. Il sera forcément bénéfique d’arriver rassurée le jour de l’accouchement !
Peur n°1 : la péridurale
Dans l’ordre de mes peurs, cette fameuse piqure tenait facilement la tête de ma liste ! Il faut dire qu’avec un malaise dès ma première prise de sang de grossesse, je n’étais pas vraiment en confiance devant cette énorme aiguille plantée dans le dos…
Alors j’aurais pu faire le choix d’un accouchement sans péridurale mais j’avais encore plus peur de paniquer complètement en sentant mon bébé sortir et de le mettre en danger, la question ne s’est donc pas posée pour moi et pour éviter des complications, j’ai fait le choix de demander la péridurale malgré cette grande peur.
Et finalement pour mon accouchement, les choses ne se sont pas passées comme je l’imaginais. J’ai en effet vomi dès la pose de la perfusion (je vous ai dit que j’étais un bon cas !). Je ne savais pas qu’elle serait posée sur le poignet dans la prolongation du pouce et cette position m’a vraiment perturbée. Cette réaction était aussi peut-être juste liée au début des actes vraiment médicaux et pas tellement à la piqûre.
Mais au final ce petit coup de moins bien n’a pas tant duré. Cela représente quelques minutes de malaise certes désagréables pour moi mais qui passent finalement très vite.
Après cela, la pose de la péridurale est passée très facilement ! L’anesthésiste commence d’abord par une petit piqure anesthésiante. Je ne l’ai pas vraiment sentie et après cela plus aucune douleur. J’ai compris qu’il posait la péridurale mais je n’ai eu aucune douleur et je n’ai pas senti grande chose au moment de la piqure.
Avec le recul, je me rend compte que ce n’était finalement pas un telle épreuve. Malgré cela, en bonne phobique que je suis, j’ai tout de même un peu flippé pour mon deuxième accouchement. Cette fois-ci en plus mon chéri ne pouvait pas rester avec moi. Je me souviens avoir eu peur et m’être décomposée quand on lui a demandé de sortir mais au moment de l’intervention, je savais que c’était un court instant à passer, désagréable finalement juste à cause de mon appréhension. J’ai déjà entendu des amies qui m’ont parlé de douleurs au moment de la piqure mais finalement autour de moi, la plupart du temps la péridurale passe bien mieux que prévue surtout que rappelons le, vous serez sûrement en proie à de fortes douleurs dues aux contractions à ce moment là et que la péridurale sera alors vraiment salvatrice !
Peur n°2 : sentir son bébé sortir
Ce moment de la sortie de bébé… Il me terrifiant vraiment et avant mon accouchement j’enviais ces amies qui n’avait rien senti du tout. J’avais peur de paniquer, de tout bloquer de réagir de manière incontrôlée à cause de ma phobie. Et pour mon premier accouchement, j’ai moi aussi eu une péridurale un peu surdosée et je n’ai pas vraiment senti ce passage que je redoutais. Mais finalement ce n’était pas une bonne chose car cela signifiait que je ne sentais pas non plus où je poussais et j’ai vraiment galéré, quasiment une heure durant !
Pour mon deuxième accouchement, ma péridurale a été parfaitement dosée et j’ai eu bien plus de sensations. Et finalement je suis très heureuse d’avoir eu la chance de vivre cela. Car j’ai aussi été bien plus en contrôle, bien plus active. Je savais quand et où pousser. Et cette sensation de sentir mon bébé progresser au fur et à mesure de mon travail, j’ai trouvé cela magnifique ! J’ai vraiment le sentiment d’avoir accouché moi même, sans intervention médicale à part pour la péridurale et c’était incroyable !
Peur n°3 : les douleurs des contractions
Alors celle ci ce n’était pas celle qui m’embêtait le plus personnellement. Je pensais vraiment pouvoir bien gérer la douleur et ce fut vraiment le cas là première fois. La deuxième fois les douleurs ont été bien plus intenses.
Pour remédier à cela, je conseille vraiment à toutes les mamans de bien suivre des cours de préparation à l’accouchement, de s’entraîner à pratiquer les respirations spécifiques pour être à l’aise le jour J et les réaliser sans trop réfléchir. L’haptonomie est à priori une autre bonne méthode pour bien gérer ces douleurs.
Une bonne préparation est cruciale et la présence réconfortante du papa pourra vous être d’une grande aide aussi. N’hésitez pas à bien en parler avec votre conjoint avant l’accouchement. Dites lui quels comportements vous attendez de lui. Difficile pour les pères de trouver leur place en voyant leur conjointe souffrir et c’est vous qui serez le mieux à même de lui expliquer ce qui vous aidera.
Enfin sachez que votre corps vous surprendra le jour de votre accouchement, vous résisterez à des douleurs et fatigue que vous ne soupçonniez pas alors faites vous confiance et préparez vous !
Peur n°4 : l’épisiotomie
Celle-ci c’est simple, je ne pouvais pas l’imaginer ! Je disais sans cesse à Papa Loutre que je refuserai l’épisiotomie, je râlais car au moment de mon premier accouchement on parlait beaucoup de violence obstétricales et d’épisiotomies de confort pour les sages-femmes.
Et finalement pour mon aînée, je suis bien passée par cette fameuse case… Il faut dire qu’après plus de 30 minutes de poussée et 24h de contractions, je fatiguais vraiment et je pense que l’équipe médicale à un petit peu penser à une césarienne sans m’en parler.
Au moment de l’épisiotomie, je ne me souviens même plus si il m’ont vraiment dit qu’ils allaient me la faire. Je crois qu’ils m’ont informée qu’ils allaient devoir m’aider mais n’ont jamais prononcé ce mot inquiétant. J’ai compris ce qu’il se passait lorsqu’ils me l’ont faite mais c’était alors vraiment nécessaire et je pense que cela a sauvé mon accouchement par voie basse.
Sur le coup avec la péridurale on ne sent évidemment rien. Et au moment de recoudre pas de douleur non plus. J’avais par contre bien la sensation désagréable de cette aiguille qui me recousais mais j’avais alors mon bébé dans les bras et je me suis concentrée sur elle.
Après coup par contre l’épisiotomie n’est évidemment pas une partie de plaisir. J’ai eu des douleurs et de gros inconforts pendant bien 2 semaines je crois. Douleurs que j’ai aussi eu à cause d’une déchirure naturelle lors de mon second accouchement.
Clairement cela ne fait pas partie des bons souvenirs mais je vous en parlerai plus tard dans cet article sur le paragraphe sur les jours suivants l’accouchement.
Gardez en tout cas en tête que vous pouvez toujours parler de cette crainte avec le personnel médical mais qu’ils y auront recours en cas de besoin. Eviter de trop doser la péridurale avant le moment de la poussée peut aussi aider en ayant de meilleures sensations de poussée.
Peur n°5 : les selles
J’avoue que de mon côté, les selles au moment de l’accouchement n’étaient pas quelque chose qui me préoccupait plus que cela mais je sais que c’est le cas de beaucoup de futures mamans.
Pour vous rassurer, sachez qu’avant d’accoucher, votre corps aura sûrement le besoin d’expulser tout cela avant le grand moment. Pour mes deux accouchements cela s’est fait naturellement sans lavement ou autre.
Si vous le souhaitez, vous pouvez toutefois acheter et faire avant de partir à la maternité un lavement. Ma sage-femme me l’a proposé et c’est tout à fait commun. C’est vraiment une question de choix.
Dans tous les cas, sachez aussi que les sage-femme sont habituées à cela et que tout est prévu pour que ce soit transparent pour vous. Très honnêtement, je ne sais même pas si je l’ai fait pendant mes accouchements même si je ne crois pas.
Peur n°6 : ne pas tenir sur la durée
Lorsque j’entendais tous ces récits d’accouchement avec 24h ou plus de contraction et des accouchements dans la nuit avec le ventre vide, je me disais que c’était impossible, que je ne pourrais jamais tenir à cela et que ça ne m’arriverait pas…
Pourtant évidemment mon premier accouchement a eu lieu au petit matin après une nuit blanche et 24h de contractions… Et finalement, j’ai tenu et j’ai même adoré accoucher à chaque fois en fin de nuit, dans le calme de ma petite maternité.
Le corps lors de l’accouchement est vraiment incroyable. La fatigue est présente mais passe au second plan. Chaque cellule de mon corps était dévoué à sa tâche et nous avons tenu le rythme de ce marathon.
Pourquoi mes accouchements resteront finalement de merveilleux souvenirs ?
Au final, j’ai eu un accouchement marathon avec peu de sensations, et un plus express avec les sensations idéales pour moi. Et malgré ces différences, je garde des souvenirs merveilleux de ces deux nuits de folie.
En plus de m’avoir permis d’enfin rencontré mes bébés, je garde un énorme sentiment de fierté d’avoir tenu dans la durée, d’avoir géré les douleurs, d’avoir fait naître mes bébés. La plupart des femmes vivent cela mais cela restera quand même un des trucs les plus forts que j’ai pu faire dans ma vie. Je me suis sentie forte et ce sentiment de donner la vie est absolument indescriptible.
J’ai aussi vécu une expérience incroyable avec mon compagnon, j’ai senti sa fierté, son amour, son soutien et je suis très reconnaissante qu’il ait été présent de la sorte et un tel réconfort pour moi.
Enfin évidemment ces accouchements vous offriront le plus beau cadeau de votre vie. Je n’ai pas été de celles qui sont débordées par les émotions au moment de la rencontre, je n’ai pas eu ce sentiment de coup de foudre immédiat mais même si ma réaction a été plus mesurée, j’ai aimée ce sentiment de rencontrer pour la première fois quelqu’un que je connaissais sans avoir jamais vu et que cette petite personne serait bientôt celle pour qui je donnerai tout.
La peur que je n’avais pas eu : se remettre de l’accouchement !
Par contre ce qui m’a laissé un sentiment bien moins positif ce sont les jours qui ont suivi l’accouchement. Tellement préoccupée par l’accouchement en lui-même, je m’étais peu intéressée à la suite. Et j’ai finalement trouvé bien plus dures les premiers jours qui suivent la naissance de bébé. La fatigue extrême, les douleurs liées à l’épisiotomie, au tsunami qu’est l’accouchement, cette peur de mal faire, les tranchées (contractions post accouchement pour expulser le sang durant les premiers jours), les douleurs aux seins liées à la montée de lait, celles de l’allaitement…
J’ai vraiment détesté ce malaise généralisé et à l’approche de mon deuxième accouchement c’est bien cela que je redoutais le plus. Si vous voulez en savoir plus n’hésitez pas à lire mon article à ce sujet ici. Au mieux l’on est préparé au mieux on pourra accepter et géré tout cela.
J’espère en tout cas que cet article permettra à de futures mamans d’appréhender leur accouchement en confiance. J’étais vraiment terrorisée et je ne pensais jamais garder un sentiment positif des accouchements en eux-mêmes. Et ce fût pourtant le cas. Le jour J, vous serez une autre personne, c’est sûrement le jour où vous serez le plus forte dans votre vie et vous serez capables de vous surpasser. Alors partez confiante et prête pour ce jour incroyable !











wouah ! Merci pour cet article vraiment rassurant. Ça fait du bien de lire quelque chose d’objectif et de voir aussi le positif même si je l’entend tout n’est pas simple dans ce moment là.
Je suis très heureuse si cela peut aider de futures mamans. J’étais très très inquiète avant ma première et il était très important pour moi d’écrire cet article pour partager mon expérience personnelle 😊
Bonjour, merci beaucoup pour votre témoignage, très fort et beau !
J’ai une phobie des prises de sang (je pleure et tombe dans les pommes dès qu’il faut en faire une), et encore plus des perfusions. Avez-vous des astuces pour tenter « d’accepter » ces dernières ? Envisager d’accoucher avec une perfusion m’est insupportable. Je serais heureuse de connaître votre avis… Merci d’avance ! CS
Merci beaucoup pour votre message.
De mon côté, je me suis dit que je n’avais pas le choix pour les prises de sang. Je prévenais bien que je craignais et je m’allongeais directement. Au fil des semaines, j’y m’y suis habituée et ça a été moins dur. La pose de la perfusion à été mon seul vomissement de grossesse mais une fois ce dur moment passé, j’ai été happée par mon accouchement et j’ai réussi à en faire abstraction sans m’en rendre compte. Pendant la grossesse toutes ces choses sont devenues plus acceptables, peut être un début d’instinct maternel. Ma phobie est globalement revenue à son niveau initial après mais s’était globalement atténuée pendant ces 9 mois.
Après mes accouchements j’ai dû me faire opérer des dents de sagesse et le dentiste très compréhensif m’a dit qu’il fallait aussi tout simplement accepter de perdre le contrôle, de pleurer, faire un petit malaise. Ce n’est finalement pas la fin du monde et lutter contre ne fait qu’empirer les choses. Même si c’est évidemment plus facile à dire qu’à faire, cette réflexion m’a quand même aidée à relativiser un peu. J’espère que tout cela pourra vous aider et que tout se passera bien 😊
Rebonjour, merci beaucoup pour ces précisions et ces encouragements, et bravo d’avoir réussi à faire tout cela ! Cela fait du bien de vous lire, je me sens moins seule. Ce qu’à dit votre dentiste est intéressant aussi. Pour les PDS, comme vous, j’arrive maintenant à me dire « pas le choix » – même si c’est une horrible épreuve à chaque fois. Mais je n’ai jamais eu de perfusion, et je crois que c’est aussi à cause de la méconnaissance de la chose que je panique… En gros, pendant la PDS, quand le s**g est prélevé et que le tuyau en place, même si ça ne dure qu’une minute, c’est pour moi à chaque fois extrêmement long et tellement écoeurant, dégoûtant, à la limite du soutenable… Pour vous aussi ? Est-ce qu’avec la perfusion, une fois qu’elle est mise en place, on n’a pas cette même impression-là ? Dans ma tête pour l’instant, la perfusion est une PDS sur la durée…. et donc ma principale source de stress en vue de l’accouchement dans qq mois. J’ai fait un certain nombre de séances d’hypnose pour essayer de dompter cette phobie-là (comme vous, du médical en général ; aversion pour les hôpitaux ; avec le stress principal sur les PDS et perfusions) mais n’ai malheureusement pas vu de résultat. A bientôt ! Céline
Je pense avoir un peu les mêmes sensations effectivement. Et c’est ce qui m’a fait réagir à la perfusion. Le fait que la sensation dure. Mais au moment de l’accouchement, les contractions et la venue du bébé finissent par prendre le dessus et on finit par oublier la perf. Pourtant mon premier accouchement a été long mais on finit par s’y habituer et ne plus y penser.
J’étais vraiment effrayée de toute la partie médicale de l’accouchement pendant ma premiere grossesse mais c’est un moment tellement fort et important, que l’on arrive à se dépasser réellement. Mes accouchements auront été le moment de ma vie où j’ai le mieux géré le médical. Et d’autres amies dans ma situation ont vécu la même chose. Dur de ne pas angoisser mais ces aspects là ne seront qu’un tout petit mauvais moment à passer, qui paraîtront au final insignifiants devant tout le reste 😊