Les dures premières semaines avec bébé !

Aujourd’hui, j’ai envie d’écrire un article que j’aurais aimé (dû) lire avant l’arrivée de ma Petite Loutre, un petit aperçu de ce qui vous attend durant les premières semaines de votre nouvelle vie de maman !

1ière difficulté : ne pas se préparer !

Quand j’ai découvert que j’étais enceinte, je me suis immédiatement mise à parcourir internet et les blogs de mamans à la recherche d’informations sur la grossesse, sur le fœtus qui était en train de grandir en moi et sur l’accouchement. Durant les premiers mois de grossesse, j’essayais surtout de travailler sur ma phobie médicale mais même à l’approche de la date fatidique, je ne me suis pas tant renseignée sur la vie que j’aurais avec mon bébé.

Optimiste, je pensais que tout se passerait bien, même si je n’y connaissais quasiment rien en bébé ! Le sommeil : nous n’aurions pas de problème puisque j’expliquais très souvent à ma fille encore dans mon ventre que les nuits étaient sacrées et qu’elles duraient de 20h à 7h ! L’allaitement : facile ! On prend son bébé, on le met au sein et on profite de ce moment intime. La journée : toute simple, entre deux siestes on fait quelques sourires à son bébé, on lui parle et lui met un peu de musique et ce sera bon !

Même dans une tenue trop mignonne, le change peut vite tourner au drame !

Et en fait, rien ne s’est passé de la sorte et j’ai été surprise de voir à quel point ces premières semaines avec bébé étaient éprouvantes ! Comme pour tout, mieux vaut donc se préparer pour mieux réagir que de tout prendre sur le coin de la figure par surprise !

2ième difficulté : se remettre de l’accouchement

Là encore, je pensais que ce serait l’accouchement en lui-même qui serait dur mais cela aurait été trop facile. Passé les heures de travail, la poussée et même les quelques jours à la maternité, il y a peu de chance que vous soyez en pleine forme physique et mentale dès votre retour à la maison.

J’ai eu la chance de ne pas être trop malmenée par mes hormones mais les mamans autour de moi qui ont connu le baby blues m’ont confirmé que ce n’était pas une partie de plaisir ! Car en plus d’avoir le moral dans les baskets, on se culpabilise de ne pas ressentir que de la joie d’avoir enfin notre bébé dans nos bras. Alors si l’on se sent dépassée, la première chose à faire est de bien s’entourer ! On briefe le papa avant l’accouchement si on sent qu’il pourrait être maladroit, ce sera sûrement votre plus grand soutien car souvent avec vous. Et on enregistre bien le numéro de copines mamans ou pas, bienveillantes et compréhensives. Dans tous les cas on ne s’en veut pas et on garde en tête que les hormones, bien qu’ingérables finissent par passer et que très vite, tout ira mieux !

Physiquement ensuite, il vous faudra sûrement de quelques jours à quelques semaines pour ne plus avoir de douleur ou pour vous sentir à peu près d’attaque ne serait-ce que pour une petite balade avec son bébé. Là encore, tout doucement tout rentre dans l’ordre donc on prend son mal en patience et on essaie de rester confiante.

3ième difficulté : le sommeil

J’aurai aimé vous dire que la méthode d’auto-persuasion avait fonctionné et qu’à force de dire à mon bébé qu’il dormirait bien il l’a fait… mais non, ça ne marche pas !

Comme je l’ai précisé dans mon article sur le sommeil de bébé, les tout-petits ne sont pas capables de discerner la nuit et d’enchaîner de longues périodes de sommeil aussi vite que nous le voudrions. Alors évidemment il y a toujours des enfants plus précoces que d’autres mais préparez-vous à l’idée d’avoir vos nuits entrecoupées de 2 à 4-5 réveils.

Pour limiter l’impact sur votre sommeil, je ne saurai que vous conseiller le cododo. Nous ne l’avons pas pratiqué car nous n’étions pas suffisamment informés mais pour BB2, je compte bien le faire. Votre bébé sera rassuré de vous sentir proche de lui, vous serez aussi rassurée de pouvoir vérifier sa respiration sans vous lever; et lors de ses réveils, vous pourrez le rassurer sans trop vous réveiller vous-même. Si vous allaitez, vous pourrez même nourrir votre enfant dans le noir et quasiment en somnolant. Ce sera beaucoup beaucoup moins fatigant ! Si vous préférez le biberon, le gain sera moins important mais pour tous les réveils non alimentaires, vous gagnerez quand même en énergie et en apaisement !

4ième difficulté : l’allaitement

Bien que je sois très pro-allaitement, je dois avouer que les premières semaines de l’allaitement peuvent être très compliquées ! J’ai fait un article complet sur le sujet ici et si vous choisissez d’allaiter, je vous conseille de le lire et de lire un maximum de récits d’autres mamans. Vous serez ainsi préparées moralement à la chose et vous trouverez plus rapidement les solutions pour résoudre les problèmes que vous pourrez rencontrer.

Bien que difficile au début, l’allaitement est vraiment merveilleux et si cela vous tente, l’information sera capitale pour réussir et allaiter sereinement votre bout de chou.

Si les difficultés persistent, n’hésitez pas à en parler à des mamans qui ont réussi leurs allaitements, dans votre entourage ou sur les blogs et réseaux sociaux. Les mamans allaitantes aiment en général partager leurs expériences et guider les autres mamans. Donc posez des questions, en commentaires de blogs ou de posts ou par messages privés. Si vous ne savez pas à qui vous adresser n’hésitez pas à me poser des questions à moi, je serai ravie de vous aider !

5ième difficulté : les journées agitées

Je pensais enfin que les journées avec un bébé seraient plutôt apaisées, que quand il n’aurait pas faim, sommeil ou serait propre il serait heureux mais parfois, ce n’est pas si simple. Entre les coliques et les petites angoisses, les bébés pleurent souvent la journée sans que l’on comprenne trop pourquoi.

Toujours dans les principes éducatifs bienveillants, je vous conseillerai alors le portage. Si vous n’êtes pas à l’aise avec le nouage d’une écharpe, de très bon porte-bébés physiologiques existent. Ils vous permettront d’apaiser votre enfant tout en vous laissant libre de vos mouvements. Attention, vous pourriez devenir accro à cette sensation de votre bébé lové contre vous ! Le portage favorise aussi l’allaitement, il n’a que des bienfaits !

La solution pour apaiser les pleurs de bébé : le portage !

6ième difficulté : le manque d’interaction avec votre bébé

Enfin, ce qui a vraiment rendu les 5 points précédents difficiles à gérer pour moi, c’est le manque d’interaction avec mon bébé. Evidemment, je lui parlais, je la touchais, je la regardais; mais elle n’était pas encore capable de vrais interactions volontaires avec moi. Je m’accrochais à chaque sourire de bien-être lors des tétées mais ça faisait à peine le poids par rapport à la fatigue physique et mentale. J’étais heureuse d’avoir enfin ma puce avec moi mais je trouvais tout cela vraiment très dur !

Et puis avec le temps, l’éclairci arriva !

Et puis petit à petit les choses se sont améliorées !

Vers ses 4 semaines, ma puce a commencé à vraiment nous sourire ! Elle maîtrisait de mieux en mieux ses mouvements et interagissait de plus en plus avec nous. A partir de ce moment-là, j’avais tous les jours ma dose de bonheur absolu et l’équilibre changeait !

Je me sentais aussi de mieux en mieux physiquement, je comprenais mieux ma fille et je trouvais mes marques dans cette nouvelle vie à trois.

Quand les petits câlins de bébé te rechargent pendant des heures !

Je suis passée en deux-trois semaines d’un état d’esprit assez défaitiste (genre : je n’y arriverai jamais !) à un état très optimiste où je me sentais la plus heureuse du monde avec le bébé le plus merveilleux !

Pour moi, seules les 4 premières semaines ont été difficiles, et quand j’ai passé ce cap, je me suis sentie très épanouie ! Donc ne vous inquiétez pas si vous trouvez le démarrage très dur car ça passe très vite !

Et vous les mamans, vous avez ressenti ce genre de difficultés ou vous avez géré dès le début ? Et est ce que vous avez d’autres conseils à donner à des futures mamans ?

Les dures premières semaines avec bébé !

11 commentaires sur “Les dures premières semaines avec bébé !

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  1. Très belle article ! Ça prévient bien les futures mamans. Comme tu dis on a pas renseignée par rapport à tout ça. Moi je pense que j’avais une bonne idée de ce que ça allait être niveau sommeil tout ça. Mais jai aussi eu le baby blues. Par contre c’était pas dans le sens négatif. Je pleurais beaucoup mais de joie, d’amour pour bébé etc. J’avais du mal à réaliser que j’avais fait une chose aussi jolie hahahah Pour ce qui est de l’accouchement, après je n’avais presque aucun séquelle. J’ai beaucoup saignée et j’avais mal quand je m’accroupis sais mais c’est tout ☺️ Je touche du bois que ça soit pareil la prochaine fois.

  2. Merci pour cet article. Les premières semaines avec bébé me paraissent déjà tellement loin… Hormis le fait que je n’ai pas réussi à allaiter, les premiers temps se sont vraiment bien déroulés. Ninoute était sage et ne m’embêter pas trop la nuit.. 😊
    Un conseil: apprendre à déléguer certaines tâches et à déculpabiliser (le ménage attendra)

  3. Super article ! Idem pour nous pour l’arrivée de notre premier enfant. Un baby blues du tonnerre cumulée à une césarienne. Pas simple. Tu en as déjà dit bcp. J’ajouterai de ne pas hésiter à faire appel à une sage femme à domicile pour les premiers jours. La PMI peut également orienter si besoin

  4. Merci beaucoup pour ton article.
    Pour ma part, je trouve également qu’on n’est jamais vraiment préparées à tout ça, qu’il faut se faire confiance et ne pas spécialement écouter les conseils des autres.

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