Quand être parent est difficile…

Très intéressée par l’éducation bienveillante, je parcours très souvent des sites de jeunes parents qui racontent leur quotidien et donnent des petites astuces pour faire preuve d’empathie et d’écoute avec ses enfants. Je suis par contre quelque fois déçue par ces sites qui oublient complètement les moments difficiles pour les parents. Certaines familles renvoient une image de perfection où tout n’est que sourire et communication maîtrisée. Et moi, en tant que maman très imparfaite, ça rappelle à mon bon souvenir que chez nous, il y a aussi des moments plus tendus et plus éprouvants pour moi. Alors peut-être que ces familles ont un self-contrôle à toute épreuve (parents, enfants et bébés), mais ce discours très lisse m’agace un peu dans sa façon qu’il a de nous culpabiliser.

Heureusement, je suis aussi tombée sur des posts de mamans très franches qui racontaient aussi leurs mauvais jours, ceux où la fatigue et l’exaspération l’emportaient. Ils m’ont aidée à mieux accepter ces petits coups de mou et m’ont donné le courage de moi aussi, exprimer ici les difficultés que je rencontre depuis que je suis maman (c’est malgré tout très dur d’écrire ce post et d’admettre ainsi ces faiblesses !).

Avant l’arrivée de nos bébés, on nous prévient souvent que ce sera à la fois incroyablement beau, et extrêmement difficile. Pourtant, impossible de s’imaginer à quel point cela sera vrai !

Les premiers sourires, les premiers « Maman », les câlins où ces touts petits bras nous serrent de toutes leurs forces sont autant de moment magiques ! De ceux qui nous font oublier tous les doutes ou agacements de la journée, ceux qui rechargent instantanément nos batteries.

Et puis il y a les heures/jours/périodes plus conflictuels. Ceux où le moindre repas, le moindre change, la moindre demande est une confrontation. Et lorsqu’ils coïncident avec une petite méforme, il m’arrive vite de perdre pied. Les bonnes intentions de communication calme, positive, de compréhension et d’empathie partent en fumée et me voilà à hausser la voix, à faire les gros yeux, à vouloir avoir juste quelques heures pour moi, seule et libre.

Je déteste ce sentiment ! J’aime ma Petite Loutre plus que tout et je suis absolument fière de la petite personne qu’elle est déjà, de son caractère très affirmé. Mais à 17 mois, il est déjà difficile à gérer ! Avec le recul et à tête reposée, dur de dire ce qui m’a pas mal fait craquer ces derniers jours. Pourtant Papa Loutre comme moi avons eu du mal.

Dans ces périodes, le plus calme de nous deux prend automatiquement le relais pour ne pas trop impacter notre puce. Heureusement en général assez vite, notre foyer retrouve son atmosphère sereine, parfois sans que rien n’ait changé. Nous prenons alors encore plus le temps d’apprécier les petits plaisirs simples de notre vie à trois. Je fais aussi le point sur les réactions que j’ai eu et comment faire mieux la fois suivante, être plus calme, plus à l’écoute, plus patiente.

Petit à petit, elle m’apprend à être une meilleure maman et une meilleure personne !

Donc à tous les parents qui se sentent parfois dépassés ou pas à la hauteur, faites-vous confiance. La plupart des familles rencontrent ce genre de turbulences. Je pense que nous avons tous nos moments de doutes et de fatigue, ces moment où honteusement on repense à notre vie d’avant en se disant que c’était bien plus simple !

Dans ces cas-là, prenez un instant pour vous, plus ou moins long, seul ou avec des amis. Ce que j’aime faire c’est ensuite de nous créer avec ma Petite Loutre une situation où je sais que nous prendrons toutes les deux du plaisir sans risque de conflit : comme lire une dizaine de livres ou faire les folles sur le lit. On se retrouve alors, à deux ou à trois détendu.e.s et nous retrouvons notre alchimie pour repartir plus fortes ensemble !

Et si vous souhaitez connaître la suite de l’histoire, quelques semaines après la publication de cet article la situation a complètement changé et nous avons retrouvé une harmonie magique avec notre Petite Loutre et je vous détaille tout cela dans cet article.

Et vous, rencontrez-vous aussi ces difficultés ? Quels sont vos petits trucs pour retrouver le calme ?

14 commentaires sur “Quand être parent est difficile…

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  1. Merci de partager avec nous ce sentiment. Tout n’est pas tout rose dans la vie de maman (de parents), ma fille est encore petite mais bien sûr qu’il y a des fois où je me sens dépassée, où je suis tellement fatiguée que le moindre pleur m’agace au plus haut point…
    Honnêtement même si le sport ne m’a fait perdre tous mes kg c’est un bon défouloir, ça fait vraiment du bien à l’esprit, j’en reviens fatiguée mais ressourcer, prête à m’occuper de mon bébé 🙂

    1. Complètement d’accord avec toi, le sport fait un bien fou ! J’en fais chaque semaine et j’adore retrouver mes amis et me défouler ! Je fais même encore quelques compétitions et là sur une journée, je retrouve juste entièrement du temps pour moi et c’est vraiment bon ! 😀

  2. Ça fait du bien de lire ce genre d’articles. Très bien écrit en plus. C’est incroyable ce sentiment de culpabilité que l’on a quand on se sent dépassé pourtant je pense que c’est le sentiment le plus naturel quand on voyage en terre inconnu tel que la parentalité. Merci 😊

    1. Oh ! Merci pour ce commentaire ! C’est sûr que c’est normal et qu’il faudrait savoir l’accepter. Mais pour y arriver je pense qu’il faudrait que ce soit moins tabou. Et heureusement on est de plus en plus nombreuses à oser en parler. Petit à petit les choses changent ! 😀

  3. Merci pour cet article qui m’inspire un prochain article sur mes difficultés de maman ! Je découvre ton post après une soirée particulièrement éreintante : mon fils aîné était intenable à table, n’arrêtait pas de sauter partout et ne faisait que chouiner avec ce bruit qui vous reste dans la tête même quand la maison est devenue calme. Mes astuces ? je commence par lui exprimer que mon « énergie devient rouge », signal permettant de dire que la colère est proche. Et comme je ne suis pas parfaite (et que lui non plus), je finis par l’envoyer dans sa chambre, excédée. Ou alors c’est moi qui m’isole quelques minutes quand c’est possible. Mais ça se termine toujours par un gros câlin avant de se coucher et un « Je t’aime toujours autant même quand je suis en colère » ❤

    1. Finir avec un câlin et des douces paroles c’est vraiment génial !!! On est humaines et l’enfant comprendra que tout le monde peut s’énerver parfois, que ce n’est pas grave et que l’amour de ses parents est inconditionnel. Au final ce sont des apprentissages très importants ! Merci d’avoir partagé cela avec nous ! C’est très rassurant de voir qu’on est toutes dans le même bateau et de de soutenir ! J’irai lire ton article avec grand intérêt.

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