Bien avant la naissance de mon deuxième enfant, j’ai pensé à la maman que je serai pour lui, celle que je serai pour mes deux enfants. Bien que je ne fût pas la maman parfaite pour ma fille aînée, j’avais très à cœur d’élever mon deuxième enfant comme je l’avais fait pour ma première. Je voulais qu’ils soient sur un pied d’égalité et que mon éducation et mon comportement envers eux ne puissent jamais amener de jalousie.
Mais dès le début de ma seconde grossesse, j’ai compris que tout serait différent. Entre les différences de caractères de mes enfants, ma personnalité qui a évolué, mon expérience de mère et la place de chaque enfant dans la fratrie, il me paraît compliqué d’élever ses enfants de la même manière. Mais loin d’être une erreur, ces différences peuvent selon moi être une qualité pour chaque enfant.
Des enfants différents
Le premier indice que j’ai eu a donc été ma seconde grossesse, qui a été très différente de ma première.
Pour mon aînée, j’ai vécu 9 mois idylliques, avec un bébé actif qui me rappelait à chaque instant sa présence. Encore dans mon ventre, je savais que cette petite fille serait très active et j’avais vraiment l’impression de la connaître et de cerner sa personnalité avant sa naissance.
Pour mon deuxième, tout a été plus compliqué. Nausées, fatigue, douleurs ont vraiment rythmé notre cohabitation. Ce bébé a aussi été bien plus calme et a beaucoup moins communiqué avec moi. Je le sentais, son tempérament serait très différent et j’avais plus de mal à commencer notre relation dès la grossesse.
Et un an après sa naissance, je me rend compte que je ne m’étais pas trompé. Mes deux enfants, bien que se ressemblant physiquement ont des caractères très différents.
Très pressée de franchir chaque étape de son développement, j’étais avec ma fille dans l’envie de l’aider et de lui donner les moyens de grandir à son rythme effréné. Je l’accompagnais et la poussais chaque jour.
Bien plus calme, mon petit bébé a toujours pris son temps et j’ai alors été avec lui très différente. Alors que j’encourageais ma fille dans chacun de ses progrès car je la sentais très en demande; j’ai été avec mon bébé patiente. Alors qu’une kiné voulait absolument le voir se mettre en mouvement très vite, c’est même moi qui l’ai ralentie et qui ai défendu mon bébé et le petit rythme qu’il avait choisi.
Alors évidemment il y a malgré tout des constantes, des points sur lesquels je ne transige pas. Dans la famille Loutre, c’est câlins à gogo, portage, allaitement. J’essaie d’être une maman bienveillante et très présente pour eux. Mais intuitivement, mon fonctionnement auprès d’eux s’est adapté à leur personnalité pour faire de moi deux mamans très différentes mais adaptées à chacun de mes enfants.
Une femme différente
L’autre différence importante qui a fait que je ne pouvais pas être la même maman pour mes enfants, est que je suis une personne différente de ce que j’étais il y a 3 ans.
Entre les naissances de mes deux enfants, ma personnalité a évolué, elle le fait toujours. D’autant plus ces dernières années que je suis devenue maman. Je pense être devenue plus calme, plus bienveillante, je relativise beaucoup plus.
Mon deuxième enfant a aussi eu la chance d’avoir une maman expérimentée et donc moins stressée et plus informée. Une des différences majeures a été ce choix du cododo, et cette certitude maintenant qu’on ne donne pas de mauvaise habitude à des bébés en les portant, en les maternant. Je le pressentais auparavant mais j’en ai maintenant la certitude et les remarques de mon entourage ne me font plus douter.
La place dans la fratrie
Enfin, je me rend compte que cette croyance que la place d’un enfant dans la fratrie influence son comportement est sûrement très fondée ! Les aînés seraient plus responsables, plus organisés, plus ambitieux; les benjamins plus chouchoutés, plus détendus et plus drôles.
Et il faut bien avouer que je trouve que ces remarques ont du sens maintenant que je suis maman de plusieurs enfants.
Avec mon aînée, je n’ai pas du tout été nostalgique de chacun de ses progrès. J’avais très envie et hâte de la voir grandir, pour découvrir avec elle chaque étape suivante. Depuis qu’elle est grande sœur, nous sommes aussi assez exigeants envers elle et l’encourageons à être responsable, à faire attention à son petit frère, à être un modèle pour lui. Et même sans nous, elle prend ce rôle spontanément en essayant de l’accompagner et de lui apprendre tout ce qu’elle sait.
Avec mon bébé au contraire, je dois avouer être bien moins pressée de le voir grandir, d’autant plus qu’il sera mon dernier bébé. Alors que nous arrivons dans la fin de la phase nourrisson, je prend conscience que plus jamais je n’aurais de tout petit bébé et je me sens déjà nostalgique à l’idée de la fin de cette période unique. Avec un enfant en proie aux assauts de sa grande sœur, je suis aussi encore plus protectrice et je remarque que mon comportement pourrait faire penser qu’il est mon chouchou.
J’aime pourtant mes deux enfants avec la même force mais j’aurais toujours envie de garder ce petit dernier encore avec moi alors que j’aurais toujours hâte de découvrir de nouvelles premières fois avec ma grande.
Au final, chacun de mes enfants tirera du bon de ces différences je pense. Il n’y a de toute façon pas une seule manière d’être un bon parent et avoir conscience de ces différences me permettra toujours d’essayer d’équilibrer mon comportement et de favoriser mes adaptations à leurs caractères plutôt qu’à leur place dans la fratrie.
Et chez vous, vous observez des différences d’éducation entre vos enfants ? Essayez vous de les gommer ou pensez vous qu’elles soient positives ?
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Il y a toujours nos choix d’avant bébé et puis il y a la réalité 😅😂
Alors ça c’est LA vraie vérité que j’ai apprise en devenant maman ! On ne savait rien !,🤣
Clairement 😂