5 astuces simples pour communiquer avec bienveillance avec ses enfants

L’éducation bienveillante est très en vogue en ce moment et bien que je ne maîtrise pas encore tous les outils de ce mode d’éducation, il y en a un qui fait maintenant complètement partie de mon quotidien : la communication bienveillante !

L’éducation bienveillante ?

Mais pour commencer, qu’est ce que l’éducation bienveillante ? Pour moi, c’est essayer de comprendre son enfant et ses réactions et adapter les nôtres pour l’accompagner dans son développement. Si vous voulez une description plus détaillée et sûrement plus juste, je vous renvoie vers le site Cool parents make happy kids et notamment cet article. J’aime aussi beaucoup le site Papa positive qui nous donne des outils et informations clairs et concis pour appliquer l’éducation positive au quotidien avec ses enfants. Une vraie mine d’informations que je vous conseille !

Ce que j’aime dans toutes les théories d’éducation positive, c’est qu’on ne voit plus l’enfant comme un petit adulte qui essaie de nous manipuler, de nous enquiquiner ou de prendre le contrôle de la maison; mais comme une petite personne, qui ne maîtrise pas encore ses émotions ou toutes les règles de vie. Le rôle du parent est alors de l’aider à apprivoiser ses réactions et le monde qui l’entoure et de lui apprendre à réfléchir et à faire par lui-même. Ainsi, on n’élève pas des enfants obéissants aveuglément, mais des enfants curieux, responsables, empathiques et impliqués dans leurs décisions.

Depuis que j’ai découvert tous ces concepts, ma vision de l’enfant et de l’éducation a été bouleversée, et j’ai du mal à croire, que j’ai un jour pensé autrement tellement cette manière de voir les choses me paraît plus juste. Je la trouve aussi bien plus positive et cela m’aide à accepter les périodes plus difficiles en me rappelant que ma Petite Loutre fait comme elle peut au quotidien et que c’est à moi de contrôler au mieux mes émotions et d’adapter les règles que je lui impose puisque c’est moi qui ai les meilleures capacités pour m’adapter.

La communication bienveillante

Alors par contre ça c’est la théorie ! Dans la pratique quand ma fille jette pour la 5ième fois du repas sa tasse d’eau parterre et que la cuisine est inondée, je ne garde pas toujours le contrôle !

Par contre, un élément que j’intègre de mieux en mieux dans mon quotidien c’est la communication ! Plusieurs habitudes de langage peuvent en effet être prises pour être plus bienveillant avec son enfant et pour que nos paroles soient mieux assimilées par son petit cerveau, encore très différent du nôtre !

Eviter la négation !

La première règle est de parler en formulation positive. On évite de dire « Ne cours pas » et on dit plutôt « Marche doucement ».

Au début ce n’est pas évident et on se rend compte que l’on s’exprime très souvent en négatif, que ce soit à ses enfants ou à notre entourage. Lorsque l’on commence, on se rend compte après avoir parlé que l’on a été négatif et petit à petit on arrive à formuler nos demandes en positif. Avec le temps, l’habitude s’ancre dans notre langage et on est même choqué d’entendre les formulations négatives de notre entourage !

C’est vraiment magique de voir le changement que l’on est capable d’opérer en peu de temps ! Et cette règle fait tellement sens ! Si je vous dis « Ne pense pas à un pingouin », évidemment vous pensez à un pingouin ! Un enfant aura encore plus ce réflexe et aura d’autant plus de mal à comprendre et obéir aux règles formulées de manière négative.

De la même manière, utiliser le « Non » à longueur de journée n’est pas la solution. Privilégier le stop, permet à l’enfant de connaître l’action que l’on attend de lui.

Expliquer plutôt qu’ordonner

La seconde règle est d’expliquer les règles que l’on impose à son enfant.

Déjà, cette démarche vous fera prendre conscience que certaines règles sont superflues et peuvent être limitées. Ensuite, votre enfant est une personne comme une autre, et sera plus à même d’appliquer une règle si il en comprend le sens !

Dans notre famille nous avons vraiment adapté notre maison à notre puce. Ce qui est dangereux pour elle ou trop fragile a été écarté de son champ d’action. Lorsqu’elle tombe malgré tout sur un objet qui n’est pas pour elle, comme nos téléphones par exemple, je lui dis que je ne veux pas qu’elle joue avec car c’est trop fragile et qu’elle est trop petite. Quand elle se met debout sur notre lit nous lui rappelons que si elle perd son équilibre et tombe, elle risque de se faire très mal.

Au final, nous attendons d’elle qu’elle nous obéisse mais nous lui expliquons pourquoi car ce n’est pas forcément évident pour elle.

Alors par contre pas de miracle ! Elle continue de se lever sur notre lit et nous devons sans cesse lui rappeler pourquoi nous ne sommes pas d’accord avec ce comportement. Mais je pense qu’elle le fait plutôt quand nous sommes avec elle, prêts à la sécuriser et qu’elle a malgré tout compris le danger.

Encourager au lieu de surprotéger

La troisième règle est d’encourager son enfant plutôt que de le limiter dans ses explorations; le fameux : ne cours pas, tu vas tomber !

Alors que l’enfant n’a encore rien fait, on part du postulat qu’il va échouer et on lui dit ! Ce n’est évidemment pas le meilleur accompagnement que l’on puisse souhaiter.

Après quelques mois à surveiller ma communication, mon poil se hérisse dès que j’entend ce genre de formulation. La plupart des gens les utilisent et je faisais de même avant, mais quand on prend conscience de la portée de ce genre de phrases, on est vite choqué de les entendre !

Dans les situations qui amènent à « surprotéger », je préfère formuler de manière positive « Marche doucement » plutôt que « Ne court pas »; et j’essaie de discrètement m’approcher pour sécuriser l’action de ma fille. Je ne veux pas qu’elle voit que j’ai peur et je veux qu’elle se sente encouragée, donc je l’accompagne et l’encourage !

Comprendre les émotions au lieu de les étouffer

La quatrième règle est de ne pas minimiser les émotions de son enfant. « Ne pleure pas, ce n’est pas grave » ne fait plus partie de mon vocabulaire. Ma fille a le droit de pleurer, qu’elle ce soit fait mal ou qu’elle ait juste eu peur !

J’essaie de lui montrer (au maximum), que je comprend ses émotions ! Il n’y a pas de mauvaise émotion et j’essaie au mieux de l’accompagner et de retrouver avec elle le calme.

Mettre des étiquettes

Ce dernier point est celui sur lequel je dois encore travailler… On a vite tendance à mettre une étiquette à son enfant pour un comportement donné et cela peut renforcer ce comportement en l’encourageant à l’adopter de nouveau.

Je n’en suis pas fière mais j’avoue que le « Tu es pénible » sort de temps en temps de ma bouche, par exemple lors des repas quand ma puce refuse de goûter ou d’avaler quoique ce soit…

Nous avons l’habitude d’employer beaucoup d’étiquette (méchant, colérique, têtu, …) et effectivement, quel est l’intérêt de dire cela à un enfant ? Cela nous décharge sûrement mais n’est absolument pas bénéfique !

La clé : être positif !

Au final la communication bienveillante s’appuie beaucoup sur l’empathie et la capacité à voir le positif dans les choses !

Essayer d’opérer des changements dans votre manière de parler à vos enfants pourrait avoir des conséquences bien plus grandes sur votre vie que vous ne l’imaginiez ! Je suis de plus en plus positive dans la vie et je suis persuadée que ces théories d’éducation et de communication bienveillantes y sont pour beaucoup ! Je comprend et j’accepte mieux ma fille mais aussi toutes les personnes de mon entourage. Je remarque aussi plus souvent les petits bonheur de la vie et j’essaie d’en profiter au maximum ! Au final je ne retire que du positif dans ce changement de communication et de vision de la vie.

NB : Ces règles ne sont évidemment pas exhaustives mais je vous présente ici celles que je trouve abordables et efficaces.

Et vous, utilisez-vous une communication bienveillante avec votre enfant ? Quels sont les règles que vous avez le plus de mal à tenir ?

9 commentaires sur “5 astuces simples pour communiquer avec bienveillance avec ses enfants

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  1. super article, merci bcp pour ses pistes sur la communication bienveillante. Je suppose que cela ne doit pas être facile à mettre en place, il faut de l’entrainement!

  2. Merci pour cet article ! Je lis énormément à ce sujet et j’aimerais que mon compagnon lise ces livres aussi mais lui et la lecture ça fait deux. Ici, ton article est claire et concis. Il n’aura pas de mal à le lire et à comprendre tout ça. Merci 😘

    1. Super ! Je suis vraiment contente si mon article peut vous aider ! Et sinon je te conseille vraiment d’aller faire un tour sur le site papa positive. Ses articles sont très clairs et très concis. Il va droit au but et ça parlera peut-être à ton conjoint !

  3. Merci beaucoup pour cet article qui est très bien écrit.
    J’entends beaucoup parler d’éducation ou de communication bienveillante mais sans vraiment m’y intéresser énormément.
    Pourtant, à la lecture de ton article, cela me semble évident qu’il faut que je m’y mette tout de suite !

    1. Ah super ! 😁 tu verras c’est vraiment génial comme concept et tu auras le sentiment rapidement d’être bien plus positive avec tes enfants, juste grâce au langage ! Et tous les autres sujets sur l’éducation bienveillante sont aussi passionnant. Si je m’y met sérieusement je ferai d’autres articles dessus.

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