A la naissance de ma fille et en me renseignant sur son évolution, j’ai très rapidement appris l’existence de la période du Terrible Two, cette fameuse période d’opposition qui apparaissait à peu près aux 2 ans de l’enfant. Et effectivement, nous avons connu de fortes tensions avec ma fille depuis ses 18 mois. Mais ce que j’ai finalement découvert, c’est que ce Terrible Two pouvait être suivi d’un Horrible Three.
Alors ces noms peuvent prêter à sourire ou agacer, puisque chaque année suivante a son petit sobriquet, mais le fait est que dans la réalité, ces âges sont souvent proies à de nombreuses tensions et oppositions des enfants.
Terrible Two, Horrible Three : s’opposer pour affirmer sa personnalité
Et bien que ces oppositions puissent être vraiment usantes pour les parents et les enfants eux même, cette période est un passage presque obligé pour les jeunes enfants qui commencent alors à développer leur propre personnalité.
Après deux années à suivre le parent, à observer, imiter, apprendre; l’enfant est maintenant en âge de faire ses choix et de les faire entendre. Ses progrès en langage lui confèrent un important pouvoir de dire Non et d’exprimer ses besoins et envies. Le jeune enfant entre alors dans une nouvelle phase de développement tout aussi importante. Il va maintenant apprendre à faire ses propres choix (ce qui n’est pas si évident pour certains adultes) et à les exprimer.
Et comme pour tout progrès, les débuts peuvent être maladroits. L’enfant ne saura pas bien communiquer sur ses envies, aura du mal à choisir et pourra souvent changer d’envie, et surtout, il s’énervera au moindre refus.
La communication entre enfants et parents peut vite s’emporter. Les enfants de cet âge ne sont pas encore en âge de maîtriser leurs émotions et leurs réactions seront démesurées et très souvent incomprises par les parents acculés par ces très nombreuses crises.
3 ans et demi : le summum de l’opposition
Je vais être honnête avec vous, nous sommes en ce moment dans une très grande phase d’opposition avec ma fille, peut-être la plus marquée jusqu’à présent. C’est simple, tout est sujet à opposition ! Même lorsqu’on lui propose quelque chose qu’elle veut, elle est capable de trouver une remarque, un détail à redire. Elle devient alors inflexible et il est presque impossible de lui faire changer d’avis.
Et ceci couplé à notre fatigue intense et accumulée après des mois de nuits terribles avec bébé; nous amène à de très nombreuses tensions à la maison. Même lorsque nous nous promettons d’être plus patients, arrangeants, bienveillants; la fréquence des oppositions est telle que nous ne parvenons pas à toujours garder notre calme.
Le jeu pour transformer les tensions en complicité
J’essaie pourtant au mieux de conserver de bonnes relations avec ma fille durant cette période éprouvante pour tous. Je sais qu’il est très important de l’accompagner au mieux dans ces nouveaux apprentissages de gestion des émotions, de communication et d’affirmation. J’essaie donc de lui laisser la place d’être elle-même et j’aimerai être un bon modèle pour elle.
Mais parfois, j’ai absolument besoin d’obtenir sa coopération. Lorsque nous devons nous préparer pour aller à l’école, ou au lit. Lorsque je veux qu’elle laisse son frère tranquille ou qu’elle s’occupe seule le temps que je gère autre chose.
Et dans ces cas-là, la seule solution qui fonctionne en ce moment est le jeu !
Car à 3 ans, ma fille est aussi une grande joueuse : elle aime notamment essayer d’être la plus rapide. Alors ma petite astuce que j’utilise chaque jour plusieurs fois est de lui proposer une course. Arrivera-t-on à faire notre toilette avant que Bébé Loutre ne finisse de manger ? Pourra-t-elle faire son coloriage le mieux possible avant que j’ai fini d’éplucher les carottes ? Réussirons nous à ranger tout le salon avant que Papa Loutre ait changé Bébé Loutre ?
Alors qu’il est impossible de lui demander quoique ce soit qui ne vienne pas d’elle en ce moment, avec cette astuce de transformer en jeu, tout est finalement réalisable, à condition de trouver le bon jeu ! Parfois ma proposition n’est pas suffisamment motivante ou amusante mais finalement j’arrive très souvent à m’en sortir avec cette astuce.
Evidemment il est parfois fatigant de faire cette gymnastique lorsque l’on est fatiguée mais c’est une solution efficace et surtout, en plus d’éviter de créer du conflit, elle permet de beaux moments de complicité.
Ces petits jeux se terminent en général souvent par des jolis moments de rire et ce qui aurait pu finir en cris se retrouve transformé en bel échange avec son enfant. Je vous conseille donc vraiment de tenter votre chance, avec le temps cela sera de plus en plus naturel et vous y prendrez sûrement tous du plaisir !
J’espère que cette petite astuce pourra aider certains d’entre veux à apaiser un peu les relations avec vos enfants en phase d’opposition. Vous pourrez aussi trouver sur cet autre article 5 astuces pour communiquer de manière bienveillante avec ses enfants. Et si vous avez d’autres astuces n’hésitez pas à les partager en commentaire !
Et si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à liker et mettre un petit commentaire cela me fait toujours plaisir. Vous pouvez aussi vous abonner pour être tenu au courant des prochains articles avec des présentations de jeux et des articles sur la parentalité.












Laisser un commentaire